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archade

Sexe:  Inscrit le: 05 Déc 2006 Messages: 443
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Posté le: Dim Mai 10, 2009 4:29 pm Sujet du message: Somalie |
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Soutien français à Mogadiscio
07/05/2009
Dans le cadre du programme d’aide à la reconstruction de l’Etat somalien, la France va former durant six mois, à Djibouti, quelque 500 militaires somaliens.
Une formation dont le financement sera assuré par la Ligue arabe, à hauteur de 18 millions de dollars. Reste qu’au vu de la situation locale, certains s’interrogent sur l’impact de ce plan d’aide à la Somalie, qui intervient bien tard. Les observateurs doutent notamment de la capacité des autorités somaliennes à “dégager” 500 hommes suffisamment aptes à suivre la formation française.
En outre, au regard de la situation locale et face à la montée en puissance des milices islamistes et des groupes tribaux, un tel détachement pourrait s’avérer risqué pour les autorités somaliennes. En effet, celles-ci ne peuvent s’appuyer actuellement que sur une force d’à peine 3 000 hommes.
Par ailleurs, l’Union européenne va verser près de 60 millions de dollars à Mogadiscio, afin de permettre la couverture des besoins en matière de sécurité, mais surtout pour payer les salaires des forces de sécurité. L’aide financière de l’Europe doit permettre de freiner l’hémorragie au sein des forces régulières somaliennes, qui ont connu près de 10 000 désertions au cours de la seule année 2008.
Selon Mogadiscio, ce sont quelque 10 000 hommes et 6 000 policiers qui seraient nécessaires pour restaurer un début d’autorité dans le pays.
from TTU _________________ Le Capitaine MARCHAND (1863-1934): "Il n'y a que chez nous que l'ordre de faire beaucoup avec rien peut être donné sans rire"
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archade

Sexe:  Inscrit le: 05 Déc 2006 Messages: 443
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Posté le: Sam Aoû 01, 2009 2:10 am Sujet du message: |
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AL-QAïDA EN SOMALIE, DU MYTHE A LA RÉALITÉ
Des signaux forts
Les signaux n'ont jamais été aussi forts et variés. En effet, bien que les Américains se soient régulièrement fait l'écho de la présence de membres, voire même de cellules, d'Al-Qaïda en Somalie, ces affirmations ont rarement été confirmées. Cette fois les indices allant dans ce sens semblent beaucoup plus nombreux et concrets.
C'est tout d'abord une enquête conjointe du FBI et de la CIA relative à la disparition de jeunes Américains d'origine somalienne qui ont une nouvelle fois amené Washington à s'inquiéter de la présence de combattants étrangers en Somalie. Selon les services américains ce sont pas moins d'une douzaine de jeunes qui auraient quitté le sol américain pour rejoindre ce pays de la Corne de l'Afrique et y mener la guerre sainte [2].
Un autre indice visant à confirmer la présence de combattants étrangers en Somalie provient de la radiodiffusion russe. Celle-ci a annoncé que fin avril, dans le cadre de sa participation à la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe d'Aden, le bâtiment de guerre russe Amiral Panteleyev a arraisonné un navire appartenant à des pirates présumés. Parmi ces derniers figuraient notamment des Pakistanais et encore plus surprenant, des Iraniens [3]. Ils ont été extradés sur ordres des autorités russes, vers leurs pays d'origine. Il serait intéressant d'avoir des détails sur ce fameux navire car la présence de ces hommes à bord pourrait suggérer qu'il s'agit plutôt d'un navire de liaison et non pas de pirates. Le fait que les individus se trouvant à bord soient armés n'implique pas forcément que l'on ait à faire à des bandits des mers. Des combattants proches des insurgés islamistes le seraient également. Des insurgés qui rappelons-le, se sont toujours opposés à la piraterie maritime.
Le 23 avril 2009 c'est le Cheikh Dahir Aweys, auparavant en exil en Érythrée, qui est revenu sur le territoire somalien. Celui-ci, est-il besoin de le rappeler, est considéré par les États-Unis comme proche du réseau Al-Qaïda. Il fait d'ailleurs l'objet d'une notice de recherche émise par Interpol à la demande du Conseil de sécurité des Nations unies. Bien qu'ancien allié de l'actuel président somalien, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, il appelle à lutter contre son gouvernement qu'il juge trop modéré.
De son côté Cheikh Sharif Cheikh Ahmed a lancé plusieurs appels en direction de la communauté internationale dénonçant l'arrivée en Somalie de militants d'Al-Qaïda en passe d'y constituer plusieurs cellules, voire même de s'y implanter en masse [4].
Vers une radicalisation des actions
On notera également cet attentat suicide, le 24 mai 2009, qui a tué au moins sept personnes dans la capitale somalienne, Mogadiscio. Cette tactique était jusqu'alors peu, voire pas, utilisée par les insurgés islamistes somaliens, ce qui démontrerait une radicalisation du mouvement ou encore une action menée par un combattant étranger. La recrudescence dans un proche avenir de telles actions confirmerait non seulement une radicalisation encore plus forte de l'action des insurgés, mais également la présence d'étrangers dans leurs rangs et notamment de vétérans d'Afghanistan et/ou d'Iraq. Des pays où ces actions sont devenues presque quotidiennes.
Pas plus tard que la semaine dernière, plusieurs médias d'outre-Atlantique se référant à une source proche des services de renseignement américains, ont fait état de l'accroissement des communications entre les leaders d'Al-Qaïda au Pakistan et des « suspects » en Somalie et au Yémen [5]. Parallèlement Leon Panetta, le directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), indiquait que son service avait recruté de nouvelles sources au sein de la population pakistanaise et qu'il était ainsi à même de confirmer qu'Oussama Ben Laden se trouvait bien dans les zones tribales situées au nord-ouest du Pakistan. Ce qui n'a pas manqué de susciter de vives protestations de la part d'Islamabad qui a qualifié cette information de rumeur sans fondement.
Rappelons que les provinces du nord-ouest du Pakistan font l'objet depuis plusieurs mois, d'une offensive de l'armée pakistanaise visant à éliminer les militants du mouvement des taliban pakistanais ainsi que des membres présumés d'Al-Qaïda qui y auraient trouvé refuge. Il est difficile d'en connaître avec exactitude le bilan compte-tenu des chiffres contradictoires diffusés par l'un ou l'autre camp. Cependant l'accroissement des communications entre ces régions et la Somalie et accessoirement le Yémen, pourrait indiquer que les leaders d'Al-Qaïda et leurs militants envisageraient de quitter les zones tribales devenues dangereuses pour leur survie et gagner ainsi ce pays d'Afrique de l'Est dépourvu de gouvernement central depuis 1991 et où l'insurrection islamiste se trouve en position de force.
Oussama Ben Laden pourrait être en passe de se réfugier en Somalie
Penser qu'Oussama Ben Laden fasse partie du voyage n'est pas forcément ridicule. Car si les Américains ont une vague idée de l'endroit où il se trouve, il paraît évident qu'ils ne l'ont pas localisé avec précision. Sinon il y a fort à parier qu'un drone Predator lui aurait déjà réglé son compte. De plus sa fuite pourrait avoir le soutien des services secrets pakistanais (ISI [6]) dont certains membres ont toujours été proches des islamistes. Une aide que pourrait cautionner les autorités pakistanaises qui ne souhaitent pas que le leader d'Al-Qaïda soit capturé sur leur sol. Avec un tel soutien, Oussama Ben Laden n'aurait sans doute pas de grandes difficultés à gagner la Somalie et à en faire son nouveau refuge. Un pays où les Américains hésiteront à revenir car ils ne sont pas encore remis de leur défaite datant de 1993. Ils choisiraient donc certainement d'y envoyer les troupes éthiopiennes en tant que supplétives. Des troupes qui ont occupé encore récemment le pays, sans véritable succès, de décembre 2006 à 2008 et qui selon certaines sources, auraient encore récemment effectué plusieurs opérations de reconnaissance.
Alain Charret
Membre du comité de rédaction du journal Les nouvelles d'Addis
Chercheur associé au Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R)
Juin 2009
* [1] Ce texte a également été publié dans Les nouvelles d'Addis , 17 juin 2009.
* [2] Les Nouvelles d'Addis N° 65, Novembre/Décembre 2008
* [3] La voix de la Russie , le 28 mai 2009
* [4] Renseignor N°572 du 31 mai 2009 et N°574 du 14 juin 2009
* [5] Renseignor N°574 du 14 juin 2009
* [6] Inter Services Intelligence _________________ Le Capitaine MARCHAND (1863-1934): "Il n'y a que chez nous que l'ordre de faire beaucoup avec rien peut être donné sans rire"
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archade

Sexe:  Inscrit le: 05 Déc 2006 Messages: 443
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Posté le: Mar Aoû 18, 2009 11:29 pm Sujet du message: |
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L’ONU pris pour cible en Somalie
18 août 2009 – 17:35
Un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a été attaqués, le 17 août, par une dizaine d’islamistes présumés en Somalie, à Wadjid, situé à 70 km environ de la ville de Baïdoa, tombée entre les mains des milices Shahab, accusées par les Etats-Unis d’avoir des liens avec l’organisation terroriste al-Qaïda et qui mène une offensive depuis le mois de mai pour faire tomber le régime fragile du président intérimaire Sharif Cheikh Ahmed, soutenu par la communauté internationale.
« Nous ignorons ce qu’ils avaient planifié mais nous pensons qu’ils voulaient prendre le contrôle du centre et enlever des travailleurs humanitaires étrangers » a indiqué un porte-parole du PAM. Les employés de ce centre sont originaires de Sierra Leone, du Soudan, d’Ourganda, du Kenya, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, d’Albanie et du Népal.
L’attaque a pu être repoussée par les gardes du centre, qui ont tué deux assaillants sur le coup. Un troisième est mort plus tard des suites de ses blessures. Le mois dernier, les islamistes des Shebab avaient interdit au Programme de l’ONU pour le développement (PNUD) de poursuivre ses activités sur le territoire somalien.
Par ailleurs, sept prédicateurs musulmans d’origine pakistanaise de la secte Tabligh ont été assassiné, le 12 août dernier, dans la région semi-autonome du Puntland, au sud de la Somalie et fief des pirates qui opérent au large de la Corne de l’Afrique.
Un certain flou entoure cette affaire. En effet, pour certains, la secte Tabligh, qui a une interprétation rigoriste de l’islam, serait proche d’al-Qaïda, ce que les autorités du Puntland constestent. D’où une confusion sur les motivations et l’identité des hommes armés qui ont ouvert le feu sur les religieux devant la mosquée de la ville de Galkayo.
Etant donné que ces derniers s’habillaient comme les combattants des milices shebab, l’hypothèse qu’ils aient été pris pour des islamistes est plausible. A contrario, il se pourrait tout aussi bien que ces assassinats soient l’oeuvre d’islamistes, en désaccord avec les prêches de la secte Tabligh. C’est en tous les cas vers ce second scénario que les autorités du Puntland ont orienté l’enquête. Selon le directeur du cabinet du président du Puntland, les suspects seraient à chercher du côté du plus ancien groupe islamiste de Somalie, Ahu Sunna, qui s’oppose par ailleurs aux milices shebab.
Et pour compliquer encore plus l’affaire, la ville de Galkayo est divisée en deux partie, dont l’une est contrôlé par les autorités de l’Etat, l’autre par des factions criminelles. Ce qui pourrait éventuellement ajouter une troisième hypothèse quant à l’identité des tueurs. _________________ Le Capitaine MARCHAND (1863-1934): "Il n'y a que chez nous que l'ordre de faire beaucoup avec rien peut être donné sans rire"
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archade

Sexe:  Inscrit le: 05 Déc 2006 Messages: 443
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Posté le: Mer Oct 07, 2009 4:05 pm Sujet du message: |
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Somalie: Afflux de djihadistes étrangers
07/10/2009
L’attentat suicide contre le QG de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM), à Mogadiscio, vient confirmer un peu plus l’importation du savoir-faire et des techniques djihadistes dans cette zone. L’opération a coûté la vie à une vingtaine de personnes, dont le général burundais Juvenal Niyoyunguruza, numéro deux de la mission, et légèrement blessé son patron, le général Nathan Mugisha, qui échappe ainsi à son troisième attentat.
Les deux véhicules piégés, siglés aux couleurs de l’Onu, ont franchi les postes de sécurité de l’AMISOM, en s’insérant au sein d’un convoi de la force internationale. Signe de la bonne préparation de l’attaque, celle-ci est intervenue lors d’une réunion entre les officiers de l’AMISOM et des responsables du gouvernement somalien. Les miliciens islamistes ont tiré simultanément plusieurs obus de mortiers contre le QG de l’AMISOM.
Le second véhicule piégé visait, lui, les bâtiments abritant la société de sécurité américaine DynCorp, qui assure des missions d’assistance au profit de l’AMISOM depuis 2007. Cette deuxième attaque n’a causé que des blessés (dont un sérieux) parmi les conseillers militaires étrangers. Les deux véhicules utilisés pour ces attaques ont été dérobés lors du pillage des bureaux de l’Onu à Jowhar et à Baidoa, en mai et en juillet derniers, et une demi-douzaine de véhicules portant des marquages onusiens sont encore aux mains des milices islamistes.
Ces attentats ont été présentés comme une action de représailles à la mort de Saleh Ali Saleh Nabhan, tué lors d’une opération héliportée des forces spéciales de l’US Navy, le 14 septembre, dans le district de Barawe, à 250 km au sud de Mogadiscio. Plusieurs combattants, dont des étrangers, auraient également été tués, lors de cette opération, et deux autres capturés.
Selon certaines sources, l’un des hommes tués, ou peut-être capturés, pourrait être Sheik Hussein Ali Fidow, considéré comme un haut responsable des milices islamistes Al-Shabab. Ali Saleh Nabhan était, quant à lui, considéré comme un responsable intermédiaire d’Al-Shabab, mais il constituait néanmoins l’un des pivots des relations des islamistes somaliens avec les groupes djihadistes à l’étranger.
Depuis plusieurs mois, en effet, les services de renseignement anglo-saxons s’alarment de l’augmentation du nombre d’étrangers se rendant en Somalie, «où se constituent des camps d’entraînement similaires à ceux présents au Pakistan». Selon le MI-5, une centaine de Britanniques, la plupart d’origine somalienne, ont ainsi transité par la Somalie depuis deux ans.
Deux d’entre eux ont même été tués lors d’une frappe américaine, en août 2007, près de la frontière kenyane. Et en août dernier, les services de sécurité australiens ont arrêté une vingtaine de personnes, placées sous surveillance depuis plusieurs mois, dont le noyau dur est suspecté d’avoir préparé une attaque contre les installations d’Holsworthy Barracks, dans la banlieue de Sydney.
Une base qui abrite plusieurs unités d’élite des forces australiennes, dont le 3rd Battalion, Royal Australian Regiment (3 RAR) et le 2nd Commando Regiment (2 Cdo Regt), ainsi que le Incident Response Regiment et le Tactical Assault Group, deux unités chargées de la lutte anti-terroriste. Selon les enquêteurs australiens, plusieurs de ces hommes, formés en Somalie et ayant établi un réseau avec des connexions en Grande-Bretagne et au Kenya, entretenaient des contacts réguliers avec des membres d’Al-Shabab. Une opération considérée comme un demi-succès, car l’un des principaux suspects a échappé au coup de filet des autorités australiennes et serait toujours en Somalie. _________________ Le Capitaine MARCHAND (1863-1934): "Il n'y a que chez nous que l'ordre de faire beaucoup avec rien peut être donné sans rire"
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